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Il faudrait pouvoir parler.

Nicolas Poussin. Echo et Narcisse. © 2011 Musée du Louvre / Martine Beck-Coppola
Nicolas Poussin. Echo et Narcisse. © 2011 Musée du Louvre / Martine Beck-Coppola

Il est question ici de silence, d’images et de paroles.

La parole vraie n’est pas celle qui trompe ou distrait: elle n’est pas non plus celle qui répète inlassablement le même, tout comme l’image vraie n’est pas celle qui, fidèlement, reflète, muette, invariablement.

Echo et Narcisse, deux malédictions parallèles dont l’histoire se croise dramatiquement.

Comment, avant la fin, écrire, peindre, dessiner, sculpter, créer mieux qu’ un mensonge, une trop simple distraction, une illustration, un inepte symbole, une inutile métaphore, une allégorie ridicule , et dire vrai-ment la beauté tragique des rochers et des os, d’une fleur jaune, d’un corps recouvert des cheveux ondulants des Naïades ?

Ôter l’étain du miroir, accéder à la vitre du monde et au delà tenter d’approcher la peau des choses, le voile des nymphes, l’eau, les arbres, et puis pleurer, gémir, chanter, danser devant les inénarrables horizons.

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