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Nature morte, inanimée, vie immobile, présence immobile, présence silencieuse… prière silencieuse ?

 

(…)

Abandonner à souhait
La réalité
Voir ailleurs
Voir derrière
Apprendre le langage
La petite voix intérieure
Qui donne le ton
La tonalité
La mesure
Observer
la texture pailletée
Écailles d’orfèvrerie
De ce poisson fastueusement costumé
Vivant dorénavant
De la seule nécessité
Du regard des autres
Pour infiniment exister
Chuchotement
De ce chemin de lumière

(…)

AD

Nature morte. Oeuvre originale : tirage Fine Art de l'artiste Christian Broise

Nature immobile 4

Nature immobile. Tirage pigmentaire

Nature morte. Oeuvre originale : tirage Fine Art de l'artiste Christian Broise

Travail en cours

Tirage pigmentaire

Nature morte. Oeuvre originale : tirage Fine Art de l'artiste Christian Broise

Nature immobile 2

Tirage pigmentaire

Nature morte. Oeuvre originale : tirage Fine Art de l'artiste Christian Broise

Nature immobile 1

Tirage pigmentaire

La nature morte, « Cette poésie qui ressemble à une prière »

Parmi tous les termes disponibles: nature reposée, choses mortes et sans mouvement, vie immobile et silencieuse, on aura, en France,  au milieu du 18° siècle choisi celui de nature morte. Ce type de représentation occupera à cette époque la dernière place dans la hiérarchie des arts. 

« Il y a de la magie, chez Chardin, tous ses contemporains l’on répété, quelque chose qui ressemble à un miracle: cette présence silencieuse, qu’on croirait celle du monde et des choses, cette matière qui semble leur substance, (…) cette vérité qu’on dirait plus vraie et plus belle que nature, cette poésie qui ressemble à une prière, comme de l’autre côté du temps, de l’autre côté du regard, comme dans le secret des choses, au plus intime du réel et de l’être… »

André Comte-Sponville, Chardin ou la matière heureuse, Adam Biro, 1999, p.69

La raie de Chardin, utilisé sur le site de Christian Broise
La raie, Jean-Siméon Chardin, vers 1725 -1726

Travailler avec le matériau photographique.

Opérer un déplacement, considérer la photographie comme la pierre, le bois, l’argile, les pigments, l’huile, l’eau, l’encre, les couleurs, c’est-à-dire comme une substance.

De la pierre ou du bois, le corps d’un être humain fabrique une forme : ce sera une sculpture ou une gravure, de l’argile il pourra travailler une céramique, des pigments, il fera une peinture. Que fera-il donc de la photographie ?

Dans le processus créatif qui mène des outils à l’œuvre, la photographie n’est pas l’œuvre, elle est l’outil, car le cliché n’est rien, ni le tirage, au mieux une illustration, symbole, métaphore morte, ou allégorie.

Eviter le cliché, chercher le style, cette limite qui permettra de dire le fragile équilibre : rendre ainsi le temps et le silence aux regardeurs en  offrant la possibilité, même limitée, de la contemplation d’un monde, cet ineffable entre deux balancements, cette translucidité.

Ce projet est une reprise d’un travail de 2010. A voir ici.

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